Trisha Brown

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Le festival lyonnais dédié à Trisha Brown a ouvert ces portes il y a cinq jours. Bonne nouvelle, me direz-vous ! Mais qui est Trisha Brown ?

Je me suis également posée cette question, lundi dernier, quand nous nous sommes rendus à l’opéra de Lyon pour assister à deux représentations de sa création.  Cette danseuse et chorégraphe américaine, née en 1936, est une figure importante et reconnue du courant de danse post-moderne. Elle fait partie de ces figures vivantes qui ont « rejeté les codes, désarticulé les mouvements, prôné l’improvisation et les environnements de plasticiens, dansé sur les toits, créé en symbiose avec des compositeurs novateurs ».

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Depuis 2000, l’Opéra et la Compagnie Trisha Brown ont créés des liens privilégiés et nous en font aujourd’hui bénéficier. Dans le but de mettre à l’honneur cette collaboration, deux types représentations sont proposées. Deux chorégraphies seront dansées durant cinq soirs par le ballet de l’Opéra de Lyon et quatre autres durant trois soirs par la Trisha Brown Compagny. Ces dernières débutent ce soir. Les deux chorégraphies auxquelles nous avons assisté furent interprétées par le ballet de l’opéra de Lyon. Newark, l’une des plus anciennes – 1987 – mais aussi des plus connues de ses chorégraphies, où les parois de couleurs et les interprètes se jouent les uns des autres. For M.G. : The Movie, une chorégraphie ou les parois noires, les fumigènes et la répétition entêtante des séquences vous étourdissent.

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L’interprétation est effectivement audacieuse : la désarticulation des corps, la déconstruction des lignes, la confusion, la jaillissement, la danse faite de duos complexes avec bien sûr ce jeu des équilibres instables comme autant de coups d’arrêt au geste. Ils marchent, ils courent, ils dialoguent. La musique est absente contrairement à l’ambiance sonore très présente. Voir oppressante. Surprenant.

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La démarche est nette. Telle une artiste contemporaine, la danse tient un discours. Il peut s’agir de la volonté d’écrire avec les corps, d’imager la guerre des sexes ou de faire passer le dynamisme. L’explication peut-être nécessaire, tout comme devant la toile abstraite mais la teneur de l’échange passionne et attise. Quoi de plus stimulant ?

Chorégraphies de Trisha Brown à l’Opéra de Lyon, place de la Comédie, Lyon 1 er.
Prochainement : “Watermotor”, “Les yeux de l’âme”, “Set and reset”, “I’m going to toss my arms, if you catch them, they’re yours” : les 15 et 16 février à 20 h 30, dimanche 17 février à 16 h. Durée : 1 h 40. De 10 à 31 €. Opéra national de Lyon ; 0826 305 325.

Source Texte et Photographies :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trisha_Brown

Pour visionner un extrait : http://www.lefigaro.fr/culture/2013/02/12/03004-20130212ARTFIG00316-la-derniere-danse-de-trisha-brown.php

http://www.opera-lyon.com/spectacles/danse/fiche-danse/fichespectacle/trisha-brown/

http://www.trishabrowncompany.org/

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