Steve McQueen au Schaulager de Bâle

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Qu’il n’y ait pas de méprise : il ne s’agit pas là de l’acteur américain phare des années 60 mais bien du réalisateur anglais auteur de 2 longs métrages, dont le récent Shame, et d’une pléiade de courts métrages. C’est à cette partie de son œuvre que l’exposition du Schaulager s’intéresse.

Tantôt documentaires, tantôt expérimentaux, tantôt militants, les films de Steve McQueen ont tous en commun leur radicalité. Quelque soit le sujet abordé, le film est percutant, simple, criant de vérité. Comme dans ses longs métrages, les héros semblent tous victimes d’oppression de différentes formes (un travail aux conditions inhumaines, le remord du meurtre accidentel d’un frère, la surveillance du FBI, des idées politiques controversées, l’addiction au sexe, le voyeurisme), comme des martyres du monde contemporain. D’autres films, au propos moins clair, sont simplement appréciables pour l’audace du cadrage, le travail de la lumière ou la beauté des couleurs. Chez ce réalisateur, l’usage du son est également remarquable. Là aussi la simplicité est de mise : voix off ou bruit ambiant, McQueen préfère le silence quand seule l’image suffit.

Cette exposition est la première à présenter l’œuvre complète de McQueen, comprenant une vingtaine de films et quelques séries de photos. Pour l’occasion le bâtiment du Schaulager (qui vaut à lui-seul le déplacement) est transformé en une véritable cité du cinéma bâtie sur mesure pour l’artiste.

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Deadpan, 1997.

Sous différents angles, le film illustre la chute d’un pan de mur sur un homme qui échappe in extremis mais stoïquement à l’écrasement en passant à travers l’ouverture.

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7th nov. (2001)

L’image ci-dessus est la seule que contient ce film de 23min. En fond sonore, un homme raconte de manière mécanique comment il a, par mégarde, tué son frère en voulant mettre la sécurité de son pistolet. Suite à cet acte, il n’a subit aucune accusation.

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Giardini (2009)

En 2009, Steve McQueen représente avec ce film la Grande-Bretagne à la biennale d’art contemporain de Venise. Il montre, par une succession de plans d’une grande beauté, projetés sur 2 écrans parallèles, les jardins municipaux (Giardini) où a lieu tous les 2 ans l’exposition. Filmés l’hiver, ces lieux sont abandonnés des visiteurs et la nature reprend progressivement sa place.

Exposition jusqu’au 1er septembre 2013. Renseignements : http://www.schaulager.org.

Source texte et photos : http://www.schaulager.org/smq/en/exhibition.html et catalogue de l’exposition.
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