Le 104, Paris

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Lorsqu’on se promène dans le 19e arrondissement de Paris et qu’on s’éloigne des très touristiques bassin de la Villette, Cité des Sciences ou parc des Buttes Chaumont, on tombe par hasard, en regardant à travers une porte cochère de la rue Curial, sur le CENTQUATRE. On a d’abord un peu l’impression de déranger, de rentrer dans la cour d’une usine ou d’un entrepôt… mais la beauté de ce bâtiment, qu’on a l’impression de découvrir comme un trésor enfoui derrière les façades ordinaires de cette rue, nous pousse à entrer davantage. Puis une multitude de petites enseignes lumineuses indiquant « ouverts » nous rassurent et nous guident vers ce lieu qui n’a pas fini de nous étonner.

D’abord par son histoire : ces grandes halles majestueuses et très bien rénovées abritèrent pendant 120 ans le service municipal des pompes funèbres, employant à son époque glorieuse 1’400 personnes et faisant sortir chaque année 27’000 corbillards. Avec ses bureaux, écuries, service d’état civil, ateliers, cantine, coiffeur, cireur, logements pour les employés d’astreinte, entrepôts pour les mats et tentures, le site était une véritable ville dans la ville. Mais à partir de 1993, avec la loi Sueur, le monopole municipal de la pompe funèbre prend fin et l’activité décline pour s’arrêter définitivement en 1998. Il faut peu de temps à la ville de Paris pour redessiner un avenir à ce bâtiment et démarrer sa reconversion en centre culturel et lieu de production artistique sous toutes ses formes. Après 7 ans de travaux, le CENTQUARTE ouvre finalement ses portes, prêt à accueillir des artistes du monde entier et de toutes les disciplines.

Et puis, passée la première impression jouissive de pénétrer un site exceptionnel du patrimoine parisien, c’est l’ambiance du lieu qui nous saisi, le fourmillement qui y règne, la vie qui s’est spontanément développée sous ces grandes halles vides. Ici des jongleurs ou joueurs de diabolo, là un groupe de danseur répétant une chorégraphie : chacun s’est approprié le lieu et l’utilise comme il l’entend pour laisser libre cours à son art. Les salles de spectacle, les ateliers (de peinture, sculpture, menuiserie, éveil artistique des enfants…), les 2 restaurants (Les Grandes tables et surtout le Café caché qu’on ne saurait trop vous conseiller), l’épicerie, le bric-à-brac Emmaüs… tous ces espaces organisés autour des halles principales confère au CENTQUATRE une vocation de point de rencontre entre les artistes, les spectateurs avertis, les promeneurs chanceux (comme nous) et les habitants du quartier.

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Les Grandes tables :6

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sources photos : http://www.cityvox.fr/salle-polyvalente-et-centre-culturel_paris/le-104_200082964/PhotosLieu#, http://www.104.fr.
Source texte : http://www.104.fr.
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